lundi, août 15, 2005

INONDATIONS

Depuis 48 heures, Chiang Mai ainsi qu'une bonne partie du Nord de la Thailande est sous les eaux.

De fortes pluies dans la nuit de vendredi à samedi ont fait déborder la rivière Ping et ont occasionné des inondations un peu partout en ville; notamment dans les secteurs se trouvant à proximité de la rivière. Dans certains endroits, il y a plus d'un mètre cinquante d'eau dans les rues ainsi que dans les habitations et magasins. Les écoles se trouvant dans les limites de la localité de Chiang Mai sont fermées jusqu'à nouvel avis.



Plus haut dans le Nord-Ouest, des glissements de terrain et des torrents de boue ont occasionés d'importants dégâts dans les villes de Pai et Mae Hong Sorn. Dans cette région on dénombre quatre morts et six disparus pour le moment.


D'après les statistiques, ce sont les pires inondations enregistrées depuis 60 ans... A l'heure qu'il est, il semblerait que le niveaux des eaux n'a pas encore baissé et on annonce mallheureusement de nouvelles précipitations...

Quant au district dans lequel je réside, Doi Saket, à envion 20 km de Chiang Mai, auncuns problèmes sérieux à signaler, si ce n'est quelques flaques dans les jardins et les champs.

dimanche, août 07, 2005

ASANA & MUDRA DU BOUDDHA




Les mudra sont les positions codifiées des mains de Bouddha et les asana sont les attitudes également hiératiques de son corps.

Elles sont apparues dès l'ère chrétienne lorsque l'art bouddhique est passé d'une représentation aniconique à une représentation iconique dans le nord de l'Inde sous les influences grecque et iranienne.

Padmasana ou Vajrasana ou Dhyana Asana


Cette asana est appelée position du lotus. Les jambes sont croisées, la plante des pieds tournée vers le ciel.

Stanaka Asana


Bouddha est debout en position frontale, les jambes légèrement écartées, les pieds au même niveau.


Abhaya Mudra



La main droite est levée vers le ciel, tandis que la gauche pointe vers le sol.

Bouddha, dans cette attitude exprime l'absence de crainte l'apaisement, la protection, la bienveillance.

Cette mudra évoque également la tentative de meurtre de Bouddha par son cousin Devadatta qui envoya contre lui l'éléphant Nalagiri.

Elle est associée en Thaïlande au Bouddha marchant.


Bhumisparsa Mudra


Cette position hiératique, qui est la plus fréquemment représentée dans l'Asie du Sud-Est (Prise de la terre à témoin), fait référence à la dernière tentation de Bouddha par les trois filles (trois soeurs - le Désir, le Plaisir et la Passion - selon d'autres sources) du démon Mara.
Bouddha appela alors en aide la déesse Vasumdarhi qui fit trembler la terre et fuir les tentatrices.
Bouddha , sous l'arbre pippal de Bodh Gaya, en dirigeant ses doigts vers la terre, la prend à témoin de son illumination et de son engagement.

Dharma Shakra Mudra


Attitude de la mise en mouvement de la Roue de la Loi (Dharmashakra) dans le parc aux daims de Varanasi.
Elle caractérise Bouddha prêchant. Cette mudra qui fait tourner la roue de la loi, symbolisant le roi Shakravartin de l'Inde classique, assimile Bouddha au souverain universel qui fait tourner le disque du soleil.

Dhyana Mudra
C'est la mudra de la méditation, de la concentration sur le dharma. Les mains sont superposées, la droite sur la gauche, la paume vers le haut, doigts allongés et pouces pouvant se toucher à leur extrêmité, formant un triangle mystique, symbole du feu spirituel.

Un bol est souvent posé dans les mains en Dhyana Mudra du Bouddha de la Médecine.
Varada Mudra

Attitude de l'exaucement, du don, de l'accueil, de la générosité.

Cette mudra symbolise l'offrande, le don, l'accueil, la charité, la compassion, la sincérité. C'est la mudra de l'accomplissement du voeu de se consacrer au salut des humains.
Elle peut être faite avec le bras pendant naturellement le long du corps, la paume de la main ouverte. Elle est souvent réalisée de la main gauche en association avec l'abhaya mudra.

La Cité des Anges


Saviez-vous que le « véritable » nom de Bangkok est le plus long du monde ?

Les thais l’appellent Krung Thep ; qui en fait, est l’abréviation de :


Krung-Thep-Mahanakorn-Amon-Rattanakosin-Mahintara-Ayuthaya-Mahadilok-Propnopparat-Ratchathani-Burirom-Udomratchaniwet-Mahasathan-Amonphiman-Avatarnsatith-Sakkatith-Tiyavisanookam-Prasit.

Qui signifie :

La grande cité des anges, l’invincible et suprême terre de la grande divinité immortelle (Indra), la capitale royale au neuf nobles gemmes, la ville plaisante, abondant de grand palais royaux, et paradis divin pour la déité réincarnée (Vishnu), donnée par Indra et créé par le dieu de l'ouvrage (Visnukarma).




Le nom de la ville a été inspiré par le Roi Rama I, le fondateur de la ville, pour la célébrer en tant que nouvelle capitale. Après Sukhothai, Ayudhaya, et Thonburi, il a déplacé la capitale de Thonburi à un endroit appelé, à cette époque là, Bangkok (baan kok, littéralement le « village aux olives »), et a rebaptisé la nouvelle capitale « Krungthepmahanakhorn ». Le nom a été par la suite quelque peu changé par le Roi Rama IV (Mongkut) .

jeudi, août 04, 2005

COMMENTAIRES

Chaque article a un lien pour pouvoir écrire un commentaire; alors n'hésitez-pas à écrire une bafouille, histoire que ce blog soit un peu interactif...















MERCI - KHOP KHUN KHRAP !!!

lundi, août 01, 2005

Libre entreprise


En Thailande , avec une peu d'argent et pleins d'idées, les locaux se débrouillent pour monter des p'tits business parfois assez surprenant...

Comme ce pick-up Mazda transformé en petite échoppe où on peut s'asseoir un instant pour manger une glace ou boire un café glacé.

FETE NATIONALE


Sur nos monts quand le Soleil,
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour, le retouuuuuuuuuuuurrrr....

OK, j'arrête là...

Bonne fête nationale à toutes et à tous !!!

mardi, juillet 26, 2005

HAPPY PRESQUE BIRTHDAY


Happy birthday to me, happy birthday to me ...

En fait c'est demain, le 27 juillet, mais je n'aurai pas le temps d'écrire demain alors je le fais aujourd'hui.

35 ans... Mon Dieu qu'il est bon d'être beau et de voir que les années n'ont pas de prise sur mon éternel visage de jeune homme...

dimanche, juillet 24, 2005

Coffee Shops

Depuis quelques temps déjà, on trouve à Chiang Mai de nombreux coffee shops où on peut déguster d'excellents cafés, espressos, capuccinos, etc... ainsi que de succulentes pâtisseries.

Notre favori est le "Doi Chang Coffee Shop", tout près de la rivière. La décoration est particulièrement soignée. Il y a une petit coin salon cosy et très agréable où il fait bon s'arrêter quelques minutes pour prendre un espresso et une part de gâteau tout en lisant le journal.


mercredi, juillet 20, 2005

Ciel

Lors de la saison des pluies, le ciel nous réserve parfois de belles surprises. Dans ce cas précis, une magnifique palette de couleurs juste avant que le soleil ne se couche.

lundi, juillet 18, 2005

Impressions d'Asie


Dès que je mets le pieds hors de l’aéroport de Don Muang à Bangkok, j’ai toujours ce sentiment étrange de revenir à la maison. La première chose que je fais après avoir pris une douche à mon hôtel, c’est d’aller flâner sans but précis dans les Soïs. Je me remplis d’Asie ; tout est couleurs, odeurs, contrastes. La beauté comme la laideur s’entremêlent, certaines images m’émerveillent, d’autres me donnent envie de fuir au plus vite.
Cette ville est à la fois attractive et répulsive, Ying et Yang, on peut l’adorer et la détester la minute qui suit. Mais c’est avant tout ces sentiments qui me font me sentir ici plus vivant qu’ailleurs.

En avril dernier j’étais à Bangkok, et après avoir dîner avec des amis, en rentrant, je marchais le long du petit Soï qui menait à mon hôtel ; tout était calme et il flottait dans l’air une odeur de jasmin et d’encens qui venait de je ne sais où ? Alors je me suis surpris à sourire, conscient que ce genre d’instant furtif est exactement ce qu’on devrait tous pouvoir avoir la chance de ressentir. Un pur instant de bonheur qu’il faut juste déguster et ne surtout pas essayer de rattraper. Seulement lâcher prise à tout ce qui nous entoure ; les soucis, les peurs, les peines et rester dans l’instant présent.
Le bonheur permanent n’existe pas ; seul celui qui sait voir avec les yeux d’un enfant arrive à parfois mettre bout à bout ces petits instants magiques.

Le mois passé j’ai dû sortir du pays pour faire viser mon passeport et renouveler mon visa. Le point de passage le plus proche se trouve à Mae Sai, tout au Nord du pays, à environ 220 kms de Chiang-Mai. Pas très loin de Mae Sai se trouve Chiang Saen. Dès que je suis dans la région je m’y arrête toujours pour la journée ou pour une nuit. C’est une petite ville endormie au bord du Mékong où il n’y a pas grand-chose à faire, et c’est tant mieux. Ce qui rend cet endroit spécial, c’est un petit temple sis à quelques kilomètres de la ville, perché sur une colline surplombant le fleuve et le Laos endormi de l’autre côté de la berge. La légende dit même qu’un Naga vit dans les entrailles de la colline ; il est le gardien d’un trésor. Il n’y presque jamais personne ici, sauf parfois un moine qui balaye les feuilles autour du grand Chedi blanc. Cet endroit dégage quelque chose de magique. Je m’y rends le plus souvent tôt le matin ou en fin d’après-midi. Pieds nus, je tourne autour du Chedi, puis je reste un moment à l’intérieur pour contempler un des quatre Bouddhas dorés qui sourient en direction des quatre points cardinaux. Les murs intérieurs sont décorés de fresques magnifiques retraçant la vie du Bouddha ou ses vies antérieures. Ensuite je sors et m’assieds sur le mur supérieur du Chedi pour regarder le Mékong couler lentement et majestueusement quelques centaines de mètres plus bas.

Je peux le voir naître là-haut dans les neiges himalayennes, descendre le long de la Chine, caresser Luang Prabang, rugir près de Paksé juste avant d’entrer au Cambodge, flâner au milieu de Phnom Penh, se multiplier et nourrir le Viet-Nam, avant d’aller mourir en mer de Chine.
Je vois tout cela ; je vois aussi les cataractes d’eau tiède de la mousson qui le font parfois devenir terrible. Il y a le ciel aussi, je peux voir les gros nuages noirs, zébrés de mille éclairs, recouvrir les mystérieuses montagnes laotiennes et, derrière les rideaux d’eau, les faire ressembler à une femme couchée, contemplant pour l’éternité les carrés verts et brillants des rizières.
Je sens l’arrivée de ces grains violents, de ces cascades chaudes parfumées de l’odeur de la terre. Après le déluge le marbre brille et, tout autour, on sent les arbres, les plantes et les fleurs respirer et vivre.





Encore une fois c’est dans ces instants là que je me sens simplement vivant ; je suis tout à la fois la pluie, la terre, l’air et les arbres. Ce bien être dépasse tout : l’argent, les belles voitures, de grandes maisons, le sexe, la gloire, etc… tous ces désirs qui ne sont jamais totalement assouvis. Je ne sais pas après quoi nous courrons ? Il est parfois bon de savoir simplement s’arrêter, regarder et s’écouter respirer…